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Olivier
"Le chômage, ce n'est pas tous les jours facile. J'ai longtemps travaillé comme VRP mais le porte à porte, c'est difficile et le salaire n'est jamais vraiment assuré.
Le P.L.I.E. des Graves m'a aidé à poser mes valises et à peaufiner mon projet de reconversion. Après avoir passé l'AFPS (Attestation de Formation aux Premiers Secours), j'ai été mis en relation avec une entreprise Bèglaise du réseau du P.L.I.E. des Graves où j'ai réalisé un stage de 6 semaines sur un poste de conducteur d'ambulances, ça m'a permis d'appréhender l'environnement du travail, de valider mon projet et surtout de démontrer mes aptitudes. A l'issue du stage, le patron m'a proposé un CDD/CIE de 2 ans avec la possibilité de passer le CCA (Certificat de Capacité d'Ambulancier)."
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Damien
"Après un CAP hôtellerie-restauration abandonné en cours de route, je suis parti de l'école. Direction chez moi, à ne rien faire de la journée. Au bout d'un an d'état dépressif, de consommation d'expédients et de moments de détresse, j'ai atterri dans une clinique de sevrage. Quand je suis sorti, la Mission Locale m'a orienté vers le P.L.I.E. qui m'a proposé un CES dans les espaces verts à Arcins Environnement Service. Ces 6 mois ont été constructifs moralement. Je suis à nouveau entré dans la vie. Physiquement, c'est encore très dur mais je veux vraiment m'en sortir. Ce que je fais me motive même si je ne m'estime "pas encore sauvé".
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Depuis janvier, je suis en poste d'insertion à 35 heures à Arcins Entreprise pour un an renouvelable. J'essaie d'être le plus professionnel possible, je travaille en ce sens. J'ai suivi dans le cadre d'Arcins Environnement Service une formation de deux jours à Dax sur la taille des arbustes. Je ne me vois pas dans 10 ou 15 ans toujours sous la direction d'un patron. Je me projette plutôt comme chef d'équipe ou à la tête de ma propre entreprise. J'envisage de passer des diplômes de gestion d'entreprise et de me former dans les espaces verts. Ma référente P.L.I.E., Sandrine Biette, me soutient. Cette relation de suivi est tout à fait adaptée à ma situation. Elle m'a permis de passer le permis remorque lorsque j'étais en CES. Je crois qu'on peut toujours rebondir."
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Manuel
"Après la 3 ème , j'ai intégré une formation de carreleur et obtenu le CAP. Le travail me plaisait mais il s'est révélé épuisant pour moi, conjugué à des problèmes de dos… Au bout d'un mois d'intérim, c'était terminé. Là, j'ai basculé dans un certain désordre psychologique. Ma famille, un bon entourage, un suivi avec un psy m'ont aidé à m'en sortir. Pour le premier CES, j'étais réticent. Je pensais ne pas pouvoir tenir. Au final, ce travail m'a apporté un équilibre. Je prends conscience qu'il faut construire une vie. Là, en ce moment, j'ai les yeux grand ouverts, pas à demi-fermés comme avant. Quand je rentre chez moi, j'essaye de rester sur cette énergie positive. J'ai toujours peur.
Je lutte pour ne pas m'absenter, ne pas fuir. On ne s'en sort jamais vraiment, il faut toujours se battre. Si on déprime, on rechute. Mon CES a été reconduit pour 6 mois supplémentaires. J'ai monté des cloisons, posé des carreaux de plâtres, du lino, des cadres de portes…C'est bien, je touche à tout. Le personnel de la Saemcib est toujours prêt à nous donner des explications sur des aspects techniques. J'espère intégrer une formation pour obtenir un CAP en peinture. J'avance avec ma référente P.L.I.E., Caroline Bonjean et Delphine Desusclade des Compagnons Bâtisseurs Grand Sud. On cherche ensemble des réponses à mes souhaits. Elles m'orientent. Dernièrement, elles m'ont conseillé et aidé pour monter un dossier COTOREP afin d'être reconnu travailleur handicapé. Pour ma part, je sais qu'il me faut un encadrement. Tout seul, je ne saurai pas quoi faire, je me sens perdu.
Depuis l'âge de 16 ans, j'accumule les galères, entre petits boulots en intérim, chômage, problèmes de santé et autres dérives. Aujourd'hui, en 10 mois de CES, je commence à trouver un équilibre..."
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Nadia
"Avant j'étais femme de ménage, je faisais quelques heures par ci par là, mais pas suffisamment pour faire vivre ma famille.
Sans le P.L.I.E. des Graves, j'aurais perdu confiance en moi, on m'a aidée à construire un vrai projet professionnel, et tout en travaillant à mi-temps, j'ai suivi une formation qualifiante. Ensuite le P.L.I.E. des Graves m'a proposé de suivre une action de préparation et placement en emploi... et trois mois plus tard, je signai mon premier CDI en tant qu'auxiliaire de vie dans une maison de retraite." |
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